Onjuku, sa plage, ses dromadaires

Onjuku, sa plage, ses dromadaires

Je vous préviens tout de suite pour éviter les déceptions de fin d’article : nous n’avons pas vu les dromadaires, qui n’étaient visiblement pas de sortie en juin. Hormis ce détail zoologique, ce week-end à Onjuku, petite ville balnéaire dans la préfecture de Chiba, à environ 2 heures de train de Tokyo, fut une agréable excursion de début d’été. Comme beaucoup de villes petites et moyennes quand on s’éloigne de Tokyo, Onjuku semble par certains aspects coincée dix à vingt ans dans le passé : panneaux délavés, commerces rares et peu fréquentés… Peut-être la ville est-elle plus vivante l’été. Ce côté désuet donne un certain charme, mélange de calme et de nostalgie, qui contraste beaucoup avec l’explosion sensorielle de Shinjuku ou Shibuya à Tokyo. Bon, quand on se fait jeter d’un restaurant parce qu’on est étrangers, en groupe de six, dont deux enfants, et que ça leur semble compliqué, on rigole moins.

En dehors de la plage (beaucoup plus agréable et jolie que celle de Kamakura), peu d’attractions sautent aux yeux, mais on trouve tout de même un petit temple couplé à un cimetière, accroché aux falaises à l’extrémité ouest de la plage, et de jolie ruelles résidentielles où on peut, avec un peu de chance, croiser un ou deux chats. On peut supposer que la plage est un peu plus animée en juillet-août : mi juin, des ouvriers étaient en train de monter les structures en bois qui accueillent les boutiques temporaires sur la plage, pendant l’été.

Laisser un commentaire